A la fin de l'année 2011, Banksy, graffeur star, était venu à Londres pour marquer quelques façades de son empreinte antimatérialiste. Particulièrement à propos au regard de la crise que traversent actuellement nos sociétés dites développées.
Pochoir de Banksy en plein coeur du quartier chic de Mayfair (Bruton Lane) : la tempête soufflant sur les économies européennes emporte cette adepte du shopping. Sauver son caddie de course ou son collier semble bien dérisoire.
(Photo - source internet - prise sur East India Road en décembre dernier)
"Sorry ! The lifestyle you ordered is currently out of stock" = "Veuillez nous excuser mais le style de vie que vous aviez commandé est actuellement en rupture de stock". No comment.
La perte du triple A français inspirerait sans aucun doute Banksy et a du être perçu comme une petite revanche par le gouvernement britannique, lui qui a été récemment pris de haut par le président Sarkozy et ses ministres (Dettes française et britannique : la guerre des mots ). Même si la Grande-Bretagne garde, pour l'instant tout du moins, sa triple couronne, sa situation reste très difficile et le plan de rigueur de 80 milliards de livres mis en place dès 2010 verra le licenciement de 700000 fonctionnaires.
(Les véhicules français qui servent la société "The Automobile Association" n'ont que deux A depuis bien longtemps. Cela ne les empêche pas de rouler... Photo source internet)
Pour lutter contre la crise et redonner à la royauté et au peuple britannique son lustre d'antan, Michael Gove, ministre de l'éducation nationale, a lancé une idée qui fait débat depuis quelques jours : offrir un yacht royal à la reine Elisabeth II pour marquer son jubilé de diamant ! Un bateau qui remplacerait le "Britannia" (navire qui termina sa carrière royale en 1997) et qui serait une vitrine du savoir faire britannique. Nous nous sommes donc rendus au salon du bateau dimanche dernier ("The London Boat Show") afin de vérifier si un yacht pouvait convenir à son altesse.
(Quoique de petite taille, ces deux modèles pourraient tout de même faire l'affaire en cette période difficile)
La foule se pressait au bord des "Royal Victoria Docks" afin d'admirer cette débauche de luxe. Etonnant ou salutaire en ces temps de crise ? Londres reste tout de même une ville incroyable où les plus beaux des yachts côtoient des batiments et des quais désaffectés ou en attente d'activité. Fortunes qui se font et se défont.
Pendant ce temps, le reste des londoniens profitait des derniers jours des soldes, démarrés alors que noël n'avait pas encore été célébré. Comme dans les autres pays d'Europe du Nord, les boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7, y compris le dimanche (mais quand la France s'y mettra t-elle donc ?). En ce 15 janvier 2012, ils étaient nombreux à lutter contre la crise à coup de -75%... Banksy a encore de nombreux graffitis à nous faire partager.
(King's Road, dimanche à 16h30. Magasins ouverts, foule des acheteurs et embouteillages)
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