Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 23:10

A la fin de l'année 2011, Banksy, graffeur star, était venu à Londres pour marquer quelques façades de son empreinte antimatérialiste. Particulièrement à propos au regard de la crise que traversent actuellement nos sociétés dites développées.

 

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Pochoir de Banksy en plein coeur du quartier chic de Mayfair (Bruton Lane) : la tempête soufflant sur les économies européennes emporte cette adepte du shopping. Sauver son caddie de course ou son collier semble bien dérisoire.

 

AL banksy lifestyle SCALEDJPG (Photo - source internet - prise sur East India Road en décembre dernier)

"Sorry ! The lifestyle you ordered is currently out of stock" = "Veuillez nous excuser mais le style de vie que vous aviez commandé est actuellement en rupture de stock". No comment.

La perte du triple A français inspirerait sans aucun doute Banksy et a du être perçu comme une petite revanche par le gouvernement britannique, lui qui a été récemment pris de haut par le président Sarkozy et ses ministres (Dettes française et britannique : la guerre des mots ). Même si la Grande-Bretagne garde, pour l'instant tout du moins, sa triple couronne, sa situation reste très difficile et le plan de rigueur de 80 milliards de livres mis en place dès 2010 verra le licenciement de 700000 fonctionnaires.

 

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(Les véhicules français qui servent la société "The Automobile Association" n'ont que deux A depuis bien longtemps. Cela ne les empêche pas de rouler... Photo source internet)

Pour lutter contre la crise et redonner à la royauté et au peuple britannique son lustre d'antan, Michael Gove, ministre de l'éducation nationale, a lancé une idée qui fait débat depuis quelques jours : offrir un yacht royal à la reine Elisabeth II pour marquer son jubilé de diamant ! Un bateau qui remplacerait le "Britannia" (navire qui termina sa carrière royale en 1997) et qui serait une vitrine du savoir faire britannique. Nous nous sommes donc rendus au salon du bateau dimanche dernier ("The London Boat Show") afin de vérifier si un yacht pouvait convenir à son altesse.

 

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 (Quoique de petite taille, ces deux modèles pourraient tout de même faire l'affaire en cette période difficile)

La foule se pressait au bord des "Royal Victoria Docks" afin d'admirer cette débauche de luxe. Etonnant ou salutaire en ces temps de crise ?  Londres reste tout de même une ville incroyable où les plus beaux des yachts côtoient des batiments et des quais désaffectés ou en attente d'activité. Fortunes qui se font et se défont.

 

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Pendant ce temps, le reste des londoniens profitait des derniers jours des soldes, démarrés alors que noël n'avait pas encore été célébré. Comme dans les autres pays d'Europe du Nord, les boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7, y compris le dimanche (mais quand la France s'y mettra t-elle donc ?). En ce 15 janvier 2012, ils étaient nombreux à lutter contre la crise à coup de -75%... Banksy a encore de nombreux graffitis à nous faire partager.

 

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(King's Road, dimanche à 16h30. Magasins ouverts, foule des acheteurs et embouteillages)

Par ALINS - Publié dans : Actualité et People - Communauté : Londres
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:14

A l'entrée de Carting Lane, étroite ruelle qui donne sur le Strand, se trouve un lampadaire dont le système d'alimentation, si vous regardez de plus près, ne se résume pas à deux simples fils électriques. Vous trouverez là le dernier survivant d'un lampadaire à gaz qui utilisait les émanations de méthane des égouts londoniens.

 

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 ("Iron Lily", inventée au 19ème siècle par l'ingénieur J.E Webb et symbole de l'ingéniosité de l'époque victorienne. Ce modèle, recyclant les gaz du système des eaux usées, se voulait donc écologique et économique.)

Appelé "Patent Sewer Ventilating Lamp" (pas vraiment marketing comme nom), ce modèle connu un certain succès et fut vendu à plus de 2500 exemplaires. Seul petit problème : ces gaz étaient extrêmement combustibles et le système d'alimentation des lampes connu de petites fuites ... Bref quelques explosions eurent raison de notre lampadaire révolutionnaire.

 

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En 1950, "Iron Lily" fut détruite par la mauvaise manoeuvre d'un camion. Elle fut restaurée mais utilise depuis le gaz de ville et non plus les matières fécales des clients du très select "Savoy Hotel" qui l'alimentaient jusqu'alors. 

 

Par ALINS - Publié dans : Londres Insolite - Communauté : Londres
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 18:40

Nous avons souvent évoqué les expositions temporaires de la Saatchi Gallery qui nous font découvrir les artistes du moment. Mais nous n'étions jamais descendus au sous-sol (salle 15) où se trouve 20:50, l'oeuvre du sculpteur britannique Richard Wilson (mais est-ce vraiment une sculpture ?). Elle a suivi pourtant la Saatchi Gallery dans ses multiples déménagements depuis 1987, permettant à chaque fois de s'interroger sur la réalité des choses.

 

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Du petit promontoire, vous embrassez du regard la salle qui ressemble au premier abord à une sorte de piscine qui aurait été vidée. Et là, vous commencez à vous concentrer.

Vous finissez par réaliser que le bassin est rempli d'un liquide qui semble d'une transparence telle qu'il est à peine discernable (si ce n'est l'odeur). Il s'agit en fait d'huile moteur usagée de haute densité (d'ou le nom de 20:50 qui doit être le coefficient de viscosité).

Ensuite, vous ne comprenez pas si vous voyez le sol par transparence ou si vous apercevez seulement le reflet du plafond. Cette dernière hypothèse semble être la bonne car l'huile moteur a un fort pouvoir réfléchissant, jouant le rôle d'un immense miroir. Illusion d'optique incroyable, la hauteur d'huile est en fait limitée alors qu'elle donne une impression de profondeur de plusieurs mètres.

 

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Un petit pont d'acier s'avance dans la salle et parait en suspension dans le vide (photo ci-dessus). Dommage que son accès soit interdit au public... Nous repartons sans finalement avoir pu faire la part des choses entre réalité et imaginaire. Le but certainement recherché par Richard Wilson.

Par ALINS - Publié dans : Art et Culture - Communauté : blog culture
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