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La Famille ALINS en vadrouille

La Famille ALINS en vadrouille

De Londres à Lyon et souvent bien au-delà. Les lieux, les évènements, les arts ou les concerts qui font d'une vie une riche pérégrination familiale.


Résistances (Lyon, 1943 - 1944)

Publié par ALINS sur 4 Juin 2016, 21:07pm

Catégories : #Lyon, #Histoire, #Militaire, #Musées

Une visite au Centre d'histoire de la résistance et de la déportation, un arrêt devant les murs de l'ancienne prison Montluc ou un passage au mémorial Jean Moulin permettent de conserver en mémoire le rôle clé, héroïque et tragique, que joua la ville de Lyon dans la Résistance à l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale.

Ne jamais oublier pour que la liberté résiste à tous les fascismes...

22 juin 1940 : l'armistice signée par le gouvernement du Maréchal Pétain met fin à la bataille de France. Le pays est divisé en deux, une zone occupée au nord et une zone libre au sud. La ville de Lyon se trouve au sud de la ligne de démarcation et devient ainsi un refuge pour de nombreux opposants à l'Allemagne nazie ou pour la population juive de France.

Novembre 1942 : les troupes de la Wehrmacht entrent dans Lyon qui sera alors occupée jusqu'à sa libération le 3 septembre 1944. La Gestapo mettra en place dès le début de l'année 1943 une traque sans merci des "ennemis du Reich".

Novembre 1942, arrivée des troupes allemandes dans Lyon.

Novembre 1942, arrivée des troupes allemandes dans Lyon.

Si la Wehrmacht réquisitionna la prison Montluc pour emprisonner résistants, juifs, francs-maçons ou communistes, les agents de la Sipo-SD, chargés de la police et du renseignement s'installèrent à l'Ecole du Service de Santé Militaire. La section IV de la Sipo-SD, tristement célèbre sous le nom de Gestapo était chargée de la lutte contre la résistance et la traque des populations juives.

Dans le même temps, le Général de Gaulle envoya à Lyon Jean Moulin afin d'unifier les différents mouvements de la Résistance qui s'étaient développés en zone libre et de créer ainsi une Armée Secrète.

Fresque de Jean Moulin sur le mur de l'ancienne prison Montluc, lieu qui verra l'internement de ce symbole et héros de la Résistance. Près de 8000 détenus passeront par Montluc, la plupart seront déportés quand d'autres seront executés au terme d'un procès sommaire. Peu survivront.

Fresque de Jean Moulin sur le mur de l'ancienne prison Montluc, lieu qui verra l'internement de ce symbole et héros de la Résistance. Près de 8000 détenus passeront par Montluc, la plupart seront déportés quand d'autres seront executés au terme d'un procès sommaire. Peu survivront.

Alors en charge du Conseil National de la Résistance, Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943 dans la villa du Docteur Dugoujon lors d'une réunion secrète avec les principaux responsables militaires des organisations de la zone sud. Interné à la prison Montluc, torturé par la Gestapo pendant cinq jours, il mourra dans le train qui le conduit en déportation en Allemagne. La maison, place Gouailhardou à Caluire, abrite aujourd'hui le mémorial Jean Moulin.
Alors en charge du Conseil National de la Résistance, Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943 dans la villa du Docteur Dugoujon lors d'une réunion secrète avec les principaux responsables militaires des organisations de la zone sud. Interné à la prison Montluc, torturé par la Gestapo pendant cinq jours, il mourra dans le train qui le conduit en déportation en Allemagne. La maison, place Gouailhardou à Caluire, abrite aujourd'hui le mémorial Jean Moulin.

Alors en charge du Conseil National de la Résistance, Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943 dans la villa du Docteur Dugoujon lors d'une réunion secrète avec les principaux responsables militaires des organisations de la zone sud. Interné à la prison Montluc, torturé par la Gestapo pendant cinq jours, il mourra dans le train qui le conduit en déportation en Allemagne. La maison, place Gouailhardou à Caluire, abrite aujourd'hui le mémorial Jean Moulin.

Le chef de la Gestapo lyonnaise se nommait alors Klaus Barbie dont le surnom, "le Boucher de Lyon", en dit long sur ses méthodes d'intérrogatoire qu'il utilisa notamment sur Jean Moulin. Il sera considéré comme responsable de nombreuses déportations, assassinats et exécutions avec le sinistre soutien de la Milice française, mouvement collaborationniste dont la branche armée (la Franc-Garde) dirigée par Paul Touvier multiplia également les exactions.

La justice rattrapera Klaus Barbie qui sera condamné à Lyon en 1987 pour crimes contre l'humanité. Il mourra en détention en 1991. Paul Touvier sera lui aussi condamné en 1994 avant de décéder deux ans plus tard.

La justice rattrapera Klaus Barbie qui sera condamné à Lyon en 1987 pour crimes contre l'humanité. Il mourra en détention en 1991. Paul Touvier sera lui aussi condamné en 1994 avant de décéder deux ans plus tard.

Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.
Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.
Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.
Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.
Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.

Diaporama de victimes de la Gestapo lyonnaise : 1/ photo rare d'une raffle à la gare Perrache. 2/ photo d'enfants de la colonie d'Izieu dont 44 d'entre eux seront arrêtés, déportés et assassinés en avril 1944. 3 / photo de la famille Kadosche dont les membres seront exterminés dans les camps de concentration à l'exception de Simone, l'une des filles du couple, devenue l'un des temoins clés du procès de Klaus Barbie. 4/ photo de la vente aux enchères de biens confisqués à une famille juive lyonnaise. 5/ photo de femmes et enfants attendant à proximité du crématoire V du camp de Birkenau.

La Résistance prit de multiples facettes : il s'agissait de combattre militairement l'ennemi bien sur, de saboter ses installations, d'informer clandestinement les français ou de cacher et sauver les populations les plus à risque.

A Lyon, les exemples de ces hommes et de ces femmes qui ne se soumettront pas sont nombreux, héros connus ou plus anonymes. Ainsi, Tola Vologe et André Bollier auront chacun lutté à leur façon contre l'occupation nazie.

Tola Vologe, sportif de haut niveau (il sera 4ème des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 avec l'équipe de France de Hockey sur Gazon) trouva réfuge à Lyon en 1940 avec sa mère, d'origine juive. Animateur du Lyon Olympique Universitaire (le fameux LOU dont la section rugby monte cette année en Top 14), il cacha des réfractaires au STO avant de les diriger vers le maquis et la Résistance. Arrêté le 24 mai 1944, il fut abattu 3 jours plus tard. Il donna son nom au camp d'entrainement de l'Olympique Lyonnais.

Tola Vologe, sportif de haut niveau (il sera 4ème des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 avec l'équipe de France de Hockey sur Gazon) trouva réfuge à Lyon en 1940 avec sa mère, d'origine juive. Animateur du Lyon Olympique Universitaire (le fameux LOU dont la section rugby monte cette année en Top 14), il cacha des réfractaires au STO avant de les diriger vers le maquis et la Résistance. Arrêté le 24 mai 1944, il fut abattu 3 jours plus tard. Il donna son nom au camp d'entrainement de l'Olympique Lyonnais.

Presse Minerve utilisée par André Bollier pour imprimer clandestinement journaux et tracts, combat clé contre l'occupant et le gouvernement de Vichy. Polytechnicien, grièvement blessé en juin 1940 sur le front alsacien, arrêté en mars 1944, torturé, condamné à mort, il s'évada en mai 1944. Un mois plus tard, il fut tué dans l'assaut de son atelier par la Gestapo.

Presse Minerve utilisée par André Bollier pour imprimer clandestinement journaux et tracts, combat clé contre l'occupant et le gouvernement de Vichy. Polytechnicien, grièvement blessé en juin 1940 sur le front alsacien, arrêté en mars 1944, torturé, condamné à mort, il s'évada en mai 1944. Un mois plus tard, il fut tué dans l'assaut de son atelier par la Gestapo.

"Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu'à ce qu'elle étouffe. Elle n'étouffera pas sans t'avoir piqué. C'est peu de choses, dis-tu. Oui, c'est peu de choses. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'abeilles." Jean Paulhan, "L'abeille".

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