Dimanche 18 décembre 2011
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Les journaux anglais ont fait leurs gros titres hier matin sur l'agression verbale du gouvernement français envers l'économie britannique. Passés inaperçus dans la presse française, les propos du
président Sarkozy ("Cameron est un gamin entêté"), du premier ministre François Fillon ("nos amis britanniques ont un déficit et une dette plus importants que les nôtres mais il semble que les
agences de notation ne l'aient pas encore remarqué") ou du ministre de l'économie François Baroin ("il vaut mieux aujourd'hui être français que britannique") ont fait scandale outre-manche,
ravivant 700 ans d'insultes verbales entre les deux pays.
(Un exemple parmi d'autres. La première page de "The Independent" du samedi 17 décembre)
Ainsi, le journal "The Independent" rappelait à ses lecteurs les plus désagréables petites phrases que nos dirigeants ont proféré contre la Grande-Bretagne : en 2005 Jacques Chirac avait
indiqué que la seule chose qu'ils aient apporté à l'agriculture européenne était la vache folle, Edith Cresson avait quant à elle assuré en 1991 que 25% des anglais étaient homosexuels sans
oublier Marc Lievremont qui prétendait cette année que nous n'aimions tout simplement pas les britanniques (nous vous laissons le soin de lire également les bon mots de De Gaulle,
Napoléon, Stendahl ou bien d'autres).
Pourquoi tant de haine hexagonale alors que nos deux économies semblent hélas dans une même situation économique très difficile (dette à 80% du PIB, déficit entre 8% et 10%, pas de
croissance) ? Le gouvernement français semble ne pas apprécier que les agences de notation puissent dégrader la France de son AAA (le graal des temps modernes) et non pas la Grande-Bretagne. En
faisant par la même occasion diversion vers les anglais que nous sommes toujours enclins à tancer. Après la germanophobie de ces dernières semaines, l'anglophobie prend le relais histoire de ne
pas avoir à se regarder soi-même au fond des yeux.
Cependant, le Royaume-Uni garde un avantage en ces temps délicats : la banque d'angleterre est restée souveraine et continue à garantir des taux d'intérêts bien bas (0.5%).
Elle rachète également de la dette britannique quitte a faire tourner la planche à billet (et raviver donc l'inflation). Plus difficile pour la France de faire bouger la BCE.
En tout cas, la guerre des mots est relancée ... Pour en savoir plus, lire l'article du Monde (http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/12/17/l-absence-de-menace-sur-le-triple-a-anglais-tend-les-relations-paris-londres_1620081_1581613.html)
Par ALINS
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Samedi 17 décembre 2011
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12:00
Surprise hier au petit matin. Le nord de Londres était recouvert d'une petite couche de neige, accompagnant des températures qui sont descendues en dessous de zéro.
Un temps idéal pour profiter du dernier week end avant noël, des lumières enchanteresses (Illuminations de noël 2011 à Londres ), des vitrines qui font rêver, de la foule calfeutrée dans ses
écharpes et bonnets le long d'une Oxford Street aux senteurs de vin chaud épicé et de marrons grillés. Nous serons de ceux-ci pour vous en faire profiter en images dès lundi.
(Ambiance polaire chez le grand magasin Selfridges et kitsch lumineux sur le haut de la boutique de Stella Mc Cartney. Londres est à savourer sans modération pour les fêtes de fin d'année)
Par ALINS
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Publié dans : Vivre à Londres
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Lundi 12 décembre 2011
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06:30
L'an dernier, les décorations de noël sur Carnaby Street nous avaient propulsé dans l'espace (Décorations de noël à Carnaby Street ). Cette année, la palme revient à Covent Garden qui joue sur
le gigantisme d'un ciel garni de boules de noël. L'entrée est bien gardée par un renne, lui aussi géant, au nez rouge. Il fait sans doute écho à "Rudolf the red-nose reindeer", qui, dans la
tradition anglo-saxonne, correspond au renne en tête du troupeau tirant le traineau du père noël. Son nez rouge s'éclaire et permet de suivre les pistes de noël même par mauvais temps.
De son côté, Carnaby Street a été bien plus sobre en cette année 2011 avec une guirlande de houx et des bouquets de gui qui parcourent la rue d'un bout à l'autre.
Pour les sapins, nombreux aux quatre coins de la ville, c'est encore celui de Covent Garden qui force le respect. Le traditionnel sapin de Trafalgar Square semble famélique en comparaison (il
faut dire que la place est immense). Il n'empêche que nous aimons particulièrement son histoire qui l'amène des rivages de norvège au centre de la capitale britannique (Le sapin de Trafalgar Square ). Quand à celui, moins naturel, de King's Road, son vert de l'an dernier
(Illuminations de noël 2010 à Londres ) s'est transformé en un argent du plus beau chic (quoi
de plus normal pour le quartier...).
Les rues marchandes d'Oxford Street et de Regent Street n'ont pas innové non plus. L'une a conservé ses parapluies et paquets étincelants (Merry Christmas 2009 ) auxquels ont été ajoutées cette année des étoiles lumineuses; et l'autre poursuit sur le thème
du cinéma avec Arthur pour ce milésime 2011.
Les illuminations de noël accompagnent le promeneur dans ses courses de noël depuis début novembre déja. A Londres, le commerce n'attend pas.
Retrouvez également notre article sur les Vitrines de noël 2011 à Londres
Par ALINS
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Publié dans : Vivre à Londres
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