Revenons avec un peu de retard (petite semaine de vacances oblige) sur l'inauguration de la Tour Shard qui se déroula le 5 juillet dernier à grands coups de rayons laser, imposant ainsi au ciel londonien sa toute nouvelle suprématie. "The Shard" est intimement liée à notre expatriation puisque sa construction débuta en 2009, année de notre arrivée en gare de St Pancras. Depuis, ses étages se sont empilés au rythme de nos découvertes dans la capitale britannique. Avec plusieurs articles et de nombreuses photos, le gratte-ciel de Renzo Piano est donc l'un des fils conducteurs de notre blog et il nous paraissait naturel d'assister à sa naissance officielle peu avant les JO 2012 (voir également La Tour Shard culmine à 310 mètres (avril 2012)
(Nous avions décidé de suivre l'illumination de la tour depuis Tower Bridge, idée que nous avons été très nombreux à partager... Plus d'une heure avant, les photographes amateurs et professionnels avaient déja pris place le long des balustrades du pont)
(La nuit commença enfin à envelopper le quartier de "London Bridge" avec au premier plan "City Hall", la mairie du grand Londres de l'architecte Norman Foster)
Les lasers purent prendre le relais pour éclairer un horizon que l'homme essaie d'atteindre sans cesse, le batiment se colorant d'une palette de couleurs changeantes (c'est dans ces moments là que l'on sent les limites de notre petit Lumix)
L'inauguration se déroula en présence du premier ministre du Qatar, grand financeur du projet au moment ou la crise faisait vasciller le montage financier initial (lorsque le pétrole et le gaz naturel viendront à manquer, les qataris posséderont sans doute une partie des capitales occidentales). "The Shard", signifiant éclat en anglais, ouvrira au public en février 2013. Il vous en coutera 25£ par personne pour monter au dernier étage et découvrir une vue imprenable de Londres et de sa région. Les billets sont déja en vente mais le prix en repoussera sans doute plus d'un.
Les londoniens consacreront-ils la Tour Shard comme nouvel icône de la ville, comme le fut le "Gherkin" en 2003, ou bien l'enverront-ils rejoindre la longue liste des batiments qu'ils détestent. Telle est la question, les avis étant à ce jour très partagés.
(Histoire et modernité. La Shard depuis la cathédrale de Southwark et à l'arrière des remparts de la Tour de Londres)