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La Famille ALINS en vadrouille

La Famille ALINS en vadrouille

De Londres à Lyon et souvent bien au-delà. Les lieux, les évènements, les arts ou les concerts qui font d'une vie une riche pérégrination familiale.


Ripley's Believe it or not : musée or arnaque ?

Publié par ALINS sur 22 Mai 2010, 17:24pm

Catégories : #Londres, #Piccadilly, #Loisirs

En novembre dernier, lors d'un week end grisâtre et pluvieux, nous avions demandé aux enfants ce qu'ils souhaitaient faire. L'attraction Ripley's (Believe it or not), nous avaient-ils répondu. Il faut dire que nous avions récupéré des affichettes quelques semaines auparavant proposant des réductions et vantant l'intérêt de ce "musée" : un mélange du livre Guiness des records et de feu l'émission "Incroyable mais vrai". Nous sommes donc partis pour Piccadilly Circus où se trouve l'attraction. Au numéro 1 de Piccadilly Circus pour être exact, dans le superbe batiment du London Pavilion, construit en 1885 pour abriter un Music Hall.

P1020666 P1020561

Si vous traversez Piccadilly Circus, vous ne pourrez éviter ces démarcheurs aux chapeaux melon rouges qui distribuent ces affichettes. Pour peu que vous ayez des enfants et ayez l'air de faire du tourisme, vous les attirerez à n'en pas douter.

P1020562

Première déconvenue, les réductions n'étaient plus valables, une question de date à priori. Seconde déconvenue, le prix est très très cher. 24£ pour les adultes (avec le labyrinthe de glaces) et 20£ pour les enfants. Choix cornélien : soit vous repartez immédiatement, soit vous décidez de faire plaisir aux enfants. Bon, nous avons opté pour la seconde solution et sommes rentrés avec le billet famille qui permet d'adoucir (un peu) la note. Troisième déconvenue : dix mètres après le guichet, on vous propose de vous prendre en photo devant un décor purement anglais. Payant à nouveau ! Cela commence à sentir l'attrape couillon commercial.

Vous montez ensuite au 5ème étage en ascenseur et vous redescendez au fil des pièces pour un parcours qui dure deux heures environ. Soyons objectif, la mauvaise impression du départ s'estompe quelque peu avec des objets provenant de la collection accumulée par Robert LeRoy Ripley lors de ses multiples voyages. Qu'ils proviennent d'Afrique ou d'Asie, que ce soit des peintures, masques, sculptures; l'ensemble est très hétéroclite mais ne manque pas d'intérêt dans certains cas.

Les images ci-après proviennent du web car nous avons perdu les photos que nous avions prise lors du crash de notre disque dur.

Rip SwarovskiCrystal-CoveredMiniCooper Rip warehouse 470x300

(une mini cooper incrustée de cristaux vous acceuille à votre arrivée au 5ème étage, dédiée à la partie arts primitifs et "histoire naturelle")

ripley-s-believe-it-orCAS1B6LS ripley-s-believe-it-or 2

(Tower Bridge construit avec plus de 264000 allumettes et une pagode de plusieurs mètres en émeraude)

rip MarilynMonroesHand-knittedCardigan

(sympa aussi, la reconstitution d'une loge de Marylin Monroe avec des objets lui ayant appartenu. Des couvertures du magazine Vogue la concernant sont affichées sur le mur, dont un seul numéro avec une présence masculine à ses côtés: celle d'Yves Montant ...)

J'ai personnellement moins aimé la partie dédiée aux abérrations de la nature (animaux à 5 ou 6 pattes, 2 têtes, ... ou êtres humains présentant des déformations importantes), le passage par la salle des tortures (pourquoi toutes les attractions londoniennes doivent-elles en avoir un ?).

Le labyrinthe des glaces est plutôt bien fait mais sans aucun intérêt car personne ne s'y rend (pour économiser un peu du billet d'entrée sans doute). Il n'existe donc pas cet effet de foule se reflétant dans les mirroirs et ajoutant au phénomène de confusion.

Bref, ce fut moins pire que l'on pouvait initialement le craindre. Mais Londres propose bien d'autres attractions ou musées qui sont sans doute à voir avant de se rendre à Ripley's. Pour terminer, Robert Le Roy Ripley nous est présenté comme une sorte d'Indiana Jones. Certes, anthropologue amateur, il a parcouru plus de 200 pays. Mais cet américain, ayant vécu dans la première partie du 20ème siècle, était un dessinateur de BD qui su faire fructifier des journaux, émissions de radio ou de télévision du nom de "Believe it or not" et qui avaient pour thème les phénomènes étranges ou particulièrement étonnants. L'ensemble est aujourd'hui aux mains d'un important groupe canadien qui possède plus de 50 musées à travers le monde où se rendent chaque années 12 millions de visiteurs.

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