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La Famille ALINS en vadrouille

La Famille ALINS en vadrouille

De Londres à Lyon et souvent bien au-delà. Les lieux, les évènements, les arts ou les concerts qui font d'une vie une riche pérégrination familiale.


Voter aux élections locales anglaises (mairie de Londres, 3 mai 2012)

Publié par ALINS sur 4 Mai 2012, 22:45pm

Catégories : #Londres, #Société

Mai est véritablement un mois d'élections, que ce soit en France ou au Royaume-Uni. Alors que le débat sur le vote des étrangers aux élections locales fait rage dans l'hexagone, les pays d'europe du nord l'autorisent depuis un certain temps déja et nous avons ainsi pu nous rendre aux urnes pour l'élection du maire de Londres et de son conseil municipal. Lorsque vous êtes résidents dans un pays qui n'est pas le votre, vous trouvez plutôt normal de pouvoir participer aux élections municipales afin d'exprimer votre opinion sur les problématiques du quotidien pour lesquelles vous payez des impôts locaux. 

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(Les bureaux de vote - "polling station" -  étaient particulièrement bien indiqués en ce 3 mai 2012. Le vote pour la mairie de Londres s'est déroulé un jour de semaine, les bureaux étant ouverts entre 7 heures du matin et 10 heures du soir. Vingt quatre heures après la clôture des votes, le dépouillement était cependant toujours en cours...)

Il nous a été donc possible de comparer les pratiques électorales entre nos deux pays, certaines nous surprenant :

*  La registre électoral est organisé par adresse d'habitation et non par ordre alphabétique du nom de famille. Par ailleurs, vous n'avez pas à fournir de pièce d'identité, on vous croit sur parole.

* Les isoloirs n'ont pas de rideau pour vous ... isoler. Pas de bulletin à mettre dans une enveloppe, il s'agit outre-manche de cocher une case face au nom de votre choix. Et ce, au crayon de papier!

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(Photo de gauche, la carte d'électeur qui n'est cependant pas obligatoire pour voter. A droite, le bulletin de vote pour l'élection du maire de Londres qui se déroule au suffrage direct contrairement à la France et aux autres villes britanniques. Vous devez indiquer vers quel(le) candidat(e) se porte votre premier choix et lequel (laquelle) vous considérez comme  votre second choix. En effet, le maire sera élu en un tour : on compte tout d'abord les résultats à partir des premiers choix. Si un candidat obtient plus de 50%, il est élu. Sinon, les deux candidats arrivés en tête se verront ajouter leur nombre de suffrages obtenus comme second choix. Celui (ou celle) cumulant le plus de votes totaux sera élu(e). Il a fallu tout de même relire plusieurs fois le manuel électoral  pour bien comprendre le fonctionnement de l'élection!)

Parmi les sept candidats en lice, Boris Johnson, maire conservateur sortant était ce soir légèrement en tête face au candidat du labour Ken Livingstone qui l'avait précédé il y a huit ans. Il semblait résister à la vague des travaillistes qui ont remporté de nombreux sièges dans les différentes villes du Royaume-Uni. La candidate des verts arrivait en troisième position, dépassant les libéraux démocrates en pleine débacle.

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(Photo de gauche, le petit livret qui regroupe l'ensemble des professions de foi des candidats et évite le gachis de papier. A droite, une publicité à charge de Boris Johnson qui se considère comme l'homme du futur contrairement à son challenger du Labour. La publicité comparative n'est pas interdite en Angleterre!)

En plus de l'élection du maire, le vote portait sur le conseil municipal de la capitale britannique composé de deux assemblées : la "Constituency London Assembly" représentant les élus locaux de chaque quartier et la "London Wide Assembly" représentant les partis pour l'ensemble de la ville de Londres. Il s'agit de la même façon de cocher d'une croix la personne ou le parti auxquels vous accordez votre confiance. Londres pourrait ainsi se retrouver dans une sorte de cohabitation avec un maire de droite et les deux assemblées à majorité de gauche.

Les thèmes de campagne n'étaient pas différents de ceux que l'on peut retrouver en France pour une élection municipale : logement, sécurité, transports en commun, parkings et pistes cyclables, impôts locaux ou environnement. Et aucun sujet communautaire malgré le vote des étrangers à ces élections locales (nous n'avons pas demandé la baguette obligatoire dans les cantines scolaires...). Comme quoi la peur des autres n'a parfois que peu de fondement.

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