Mercredi 1 février 2012
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Depuis quelques jours maintenant, "Torchlight Chandelier", sculpture géante de l'artiste verrier Dale Chihuly, marque l'entrée de Park Lane tel un phare en plein centre de la ville olympique.
Pesant 635 kilos et composée de 350 éléments soufflés par des maitres verriers, l'oeuvre de l'artiste américain a été spécialement réalisée pour Londres 2012, rappelant sans doute la torche
olympique qui arrivera sur le sol britannique en mai prochain. A la nuit tombée, une lumière éclaire ses couleurs chaudes pour les faire rayonner en bordure des célèbres hotels de Park Lane.
("Torchlight Chandelier" commence à s'embraser, sorte de soleil d'une fin d'après midi. Il parait presque un corps vivant lorsque la nuit l'entoure)
A plus de 70 ans, Dale Chihuly a porté l'artisanat du verre au rang d'art à travers des créations qui ont été saluées et exposées dans le monde entier (mais hélas pas en France). Il perdit un
oeil lors d'un accident de voiture à Londres en 1976 puis se démonta l'épaule trois ans plus tard en surf. Il du alors arrêter de souffler le verre lui même et s'appuie aujourd'hui sur une équipe
pour confectionner les différents éléments de ses sculptures (http://www.youtube.com/watch?v=ETJhw9_B_X4). Si vous venez visiter
Londres, vous pouvez également admirer l'un de ses chandeliers dans le hall d'entrée du musée V&A , ainsi qu'une exposition temporaire qui lui est consacrée à la Halcyon
Gallery ( http://www.halcyongallery.com/) jusqu'au 31 mars 2012.
(Le magnifique chandelier trônant au centre de la rotonde du Victoria & Albert museum depuis 2001. Neuf mètres de haut et autant de difficultés pour le dépoussiérer avant l'arrivée des
visiteurs).
Par ALINS
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Jeudi 12 janvier 2012
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18:40
Nous avons souvent évoqué les expositions temporaires de la Saatchi Gallery qui nous font découvrir les artistes du moment. Mais nous n'étions jamais descendus au sous-sol (salle 15) où se trouve
20:50, l'oeuvre du sculpteur britannique Richard Wilson (mais est-ce vraiment une sculpture ?). Elle a suivi pourtant la Saatchi Gallery dans ses multiples déménagements depuis 1987, permettant à
chaque fois de s'interroger sur la réalité des choses.
Du petit promontoire, vous embrassez du regard la salle qui ressemble au premier abord à une sorte de piscine qui aurait été vidée. Et là, vous commencez à vous concentrer.
Vous finissez par réaliser que le bassin est rempli d'un liquide qui semble d'une transparence telle qu'il est à peine discernable (si ce n'est l'odeur). Il s'agit en fait d'huile moteur usagée
de haute densité (d'ou le nom de 20:50 qui doit être le coefficient de viscosité).
Ensuite, vous ne comprenez pas si vous voyez le sol par transparence ou si vous apercevez seulement le reflet du plafond. Cette dernière hypothèse semble être la bonne car l'huile moteur a un
fort pouvoir réfléchissant, jouant le rôle d'un immense miroir. Illusion d'optique incroyable, la hauteur d'huile est en fait limitée alors qu'elle donne une impression de profondeur de
plusieurs mètres.
Un petit pont d'acier s'avance dans la salle et parait en suspension dans le vide (photo ci-dessus). Dommage que son accès soit interdit au public... Nous repartons sans finalement avoir pu faire
la part des choses entre réalité et imaginaire. Le but certainement recherché par Richard Wilson.
Par ALINS
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Jeudi 1 décembre 2011
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22:55
Les expositions d'art contemporain se renouvellent tous les six mois à la Saatchi Gallery et c'est avec curiosité que nous découvrons régulièrement les oeuvres des artistes du moment. La galerie
rend hommage à la nouvelle vague allemande jusqu'au 30 avril 2012 dans le cadre d'une exposition nommée "Gesamtkunstwerk : New Art from Germany". Petit tour en dix réalisations sur
lesquelles nous nous sommes plus particulièrement arrêtés, d'autres nous ayant laissé plus indifférents.
Les sculptures actuelles sont souvent le résultat d'un mélange de matériaux divers comme la "Trauernde" de Markus Selg (photo de gauche) qui associe, entre autre, le plâtre, la toile de jute
et le métal pour une sorte d'icône féminine pleine d'émotion (photo de gauche). La "Mutter Mit Kind" (La mère et l'enfant) de Isa Genzken est également un mélange d'objets futuristes et d'images
classique que l'on ne s'attend pas à voir mariés.
Les figures colorées d'André Butzer (Ahnenbild 24 11) rappellent pour certaines d'entre elles le cri de Munch quand le tableau des frêres jumeaux Tobias (à droite) représente les costumes
traditionnels de transylvanie à partir d'une découpe de petits morceaux de bois.
Du bois il en est également question avec Alexandra Bircken et son tableau de branches d'arbres peintes (Unit 4). Quand un simple bâton de bois devient léger et esthétique. Les personnages
géants de Georg Herold ont quant à eux des poses suggestives malgré leur côté androgyne. Ils sont constitués de lattes de bois recouvertes de toile lacquées et assemblées par des fils et des vis.
Thomas Kiesewetter semble avoir plié avec une grande facilité des plaques de métal pour les transformer en une sculpture insecte. L'univers de Thomas Zipp est bien plus noir et ses "Schwarze
Ballons" symbolisent une certaine noirceur des réalisations humaines.
Nous avons enfin retrouvé un peu de notre enfance en regardant tourner des trains miniatures autour de stalagmites de mousse expansive, sorte de grotte futuriste et magique dont on ne peut
détourner les yeux (Zhivago Duncan). La dernière sculpture de Thomas Helbig (Jungfrau) est d'un registre plus tourné vers la fantasy et la science fiction avec une jeune fille se
transformant (ou se faisant ingérer) en une sorte d'alien.
Il y aura toujours une oeuvre qui vous interpellera à la Saatchi Gallery. Retrouvez l'exposition précédente sur notre blog, Sculptures contemporaines à la Saatchi Gallery .
Par ALINS
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